Un Smic, un studio : la géographie change le calcul

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DOSSIER 068/128 · ANALYSE DOCUMENTAIRE · PAUVRETÉ, LOGEMENT ET INÉGALITÉS

LE MÊME SMIC. PAS LE MÊME STUDIO.

Comparer des loyers au mètre carré montre l’écart entre territoires. Cela ne garantit ni un logement disponible ni l’acceptation d’un dossier.

THEFAKEBANK · ANALYSE DOCUMENTAIRE · PUBLIÉ ET VÉRIFIÉ LE 22 OCTOBRE 2026
LECTURE DIRECTE : 4 MIN · LOYERS OBSERVÉS DÉBUT 2025 · REPÈRE SMIC JUIN 2026 · EXERCICE DE BUDGET

En 30 secondes

Le Smic est national dans son champ général ; le prix d’une location varie selon le territoire. L’OLAP mesurait début 2025, pour les logements d’une pièce occupés après un emménagement en 2024, 32,3 euros par mètre carré hors charges à Paris contre 24,6 en petite couronne. Appliqués à une surface identique fictive de 24 mètres carrés, ces niveaux donnent 775,20 et 590,40 euros. Ce calcul illustre une différence géographique ; il ne constitue pas une annonce, un plafond légal ou un loyer actuel garanti. [S1]

01 — LE CHOC. La frontière se compte en euros.

À surface constante dans notre exercice, l’écart entre Paris et la petite couronne atteint 184,80 euros par mois, soit 2 217,60 euros sur douze mois. Pour une personne dont le budget est serré, la localisation peut donc changer sensiblement la somme qui reste après le loyer. Cela ne signifie pas que tous les logements de petite couronne coûtent moins que tous ceux de Paris.

Nous utilisons deux valeurs issues du même tableau de l’OLAP, dans le même champ : location privée non meublée, hors loi de 1948, loyers hors charges au 1er janvier 2025, une pièce et emménagement en 2024. Ce choix évite de comparer une médiane de tout le parc d’une ville à une moyenne de nouveaux studios dans une autre. [S1]

02 — LES PIÈCES. Même surface, deux calculs.

La fiche Service Public vérifiée le 1er juin 2026 affiche dans le cas général un Smic mensuel brut de 1 867,02 euros et un net indicatif de 1 477,93 euros. Le brut est la référence juridique ; le net individuel dépend des cotisations applicables. Nous prenons ce net indicatif comme repère, sans ajouter automatiquement des aides au logement. [S2]

Diviser nos loyers simulés par ce repère donne environ 52,5 % à Paris et 39,9 % en petite couronne. Ces parts n’incluent ni charges, ni énergie, ni assurance, ni transport. Elles mélangent volontairement un repère salarial de 2026 avec des niveaux observés début 2025 pour un exercice de budget, clairement daté : elles ne mesurent pas un taux d’effort réellement observé en 2026.

La surface constante de 24 mètres carrés est elle aussi une hypothèse. Multiplier un prix moyen au mètre carré par une surface choisie ne donne pas nécessairement le loyer moyen de tous les studios de cette surface. L’immeuble, l’état, le quartier et la durée d’occupation interviennent. L’exercice montre un mécanisme ; une recherche de logement demande les annonces et les conditions du moment.

03 — LES CONSÉQUENCES. Le logement coûte aussi un trajet.

L’écart peut laisser davantage d’argent disponible dans un territoire, puis être réduit par un trajet plus coûteux ou plus long. Si, dans une hypothèse supplémentaire, le déplacement coûte 150 euros de plus chaque mois, l’avantage monétaire initial de 184,80 euros tombe à 34,80 euros. Nous ne valorisons pas ici le temps de transport et ne prétendons pas que ce supplément soit observé partout.

La carte officielle des loyers du ministère et de l’ANIL permet de compléter l’enquête locale. Elle porte sur des loyers d’annonce charges comprises pour des biens types : ses indicateurs ne doivent pas être fusionnés directement avec les loyers hors charges de l’OLAP. [S3]

Quel logement peut-on louer et à quelle distance du travail ? Une hausse du salaire et une offre de logements accessibles agissent sur deux contraintes différentes. Un minimum national rencontre des marchés locaux : la même somme ne donne pas partout le même choix.

POUR ALLER PLUS LOIN — MÉTHODE, CALCULS ET LIMITES

Calculs : 32,3 × 24 = 775,20 ; 24,6 × 24 = 590,40. Les ratios sont arrondis à un chiffre après la virgule. Le tableau OLAP précise que les « emménagés récents » sont ceux de 2024. Nous ne les confondons pas avec les seules relocations, qui constituent un autre tableau du rapport. L’exercice n’applique pas un prétendu seuil légal de salaire égal à trois fois le loyer et n’utilise pas les règles HCSF du crédit comme règle de location. Le versement d’une aide dépend de la situation personnelle ; l’ajouter forfaitairement au salaire fausserait la comparaison. Les références parisiennes citées ne sont pas un classement de l’ensemble des villes françaises.

Méthode : analyse documentaire de sources primaires. Les simulations sont signalées ; elles ne sont pas des résultats d’enquête. Les propositions de THEFAKEBANK sont distinguées des constats. Signaler une erreur : contact@thefakebank.com.

LES SOURCES.

Documents contrôlés le 22 octobre 2026. Dates des documents, périodes des données et limites d’accès précisées ci-dessous et dans le texte.

  1. S1 — OLAP, août 2025, Évolution en 2024 des loyers privés dans l’agglomération parisienne, tableau 3, page 10
  2. S2 — Service Public, Smic, vérifié le 1er juin 2026 ; net donné à titre indicatif
  3. S3 — Ministère chargé du Logement et ANIL, Carte des loyers, millésime 2025 et méthode

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