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TRANSMETTRE UNE ENTREPRISE. 75 % EXONÉRÉS.
Avec le pacte Dutreil, 75 % de la valeur éligible peut échapper à l’assiette des droits de transmission. Sous conditions. Protéger l’entreprise, avantager ses héritiers : les deux peuvent aller ensemble.
En 30 secondes
Le pacte Dutreil permet, sous conditions, d’exonérer 75 % de la valeur éligible d’une entreprise transmise. Ce n’est pas une réduction uniforme de 75 % de toute facture successorale. Le dispositif veut faciliter la continuité des entreprises ; il avantage aussi la transmission de patrimoines professionnels. En 2026, ses règles ont été resserrées. [S1, S2]
01 — LE CHOC. Sur un million, 750 000 euros exonérés.
Exemple fictif : pour 1 million d’euros de titres entièrement éligibles, une exonération de 75 % laisse 250 000 euros dans l’assiette, avant les autres règles éventuelles. Cela ne veut pas dire que les droits à payer sont de 250 000 euros. L’assiette est le montant sur lequel on calcule l’impôt, pas l’impôt lui-même.
Ce mécanisme concerne un patrimoine professionnel répondant aux conditions légales. On ne peut pas appliquer cette règle à toute résidence, tout portefeuille ou tout héritage simplement parce qu’il est placé dans une société.
02 — LES PIÈCES. Six ans de conservation, selon les nouvelles règles.
Le ministère de l’Économie indique que la loi de finances promulguée le 19 février 2026 maintient le principe de l’exonération de 75 %, mais exclut certains actifs non exclusivement affectés à l’activité professionnelle. Elle porte aussi l’engagement individuel de conservation des titres de quatre à six ans. Partager aujourd’hui une explication qui parle seulement de quatre ans est donc incomplet. [S1]
Le raisonnement économique des défenseurs du dispositif est concret : hériter d’une entreprise ne signifie pas recevoir autant d’argent disponible. Si les droits sont immédiatement exigibles, leur paiement peut imposer un financement, une distribution ou une vente. Préserver une activité peut protéger sa continuité et ses emplois.
L’objection est tout aussi concrète : deux familles recevant une valeur comparable peuvent supporter une fiscalité différente selon la nature de ce qu’elles reçoivent. Le bénéfice patrimonial ne disparaît pas parce que le patrimoine sert une activité. Il faut donc évaluer l’entreprise préservée et l’avantage reçu par ses héritiers séparément.
03 — LES CONSÉQUENCES. Continuité de l’entreprise, avantage des héritiers.
Qui gagne ? Les bénéficiaires d’une transmission éligible obtiennent une assiette réduite. L’entreprise peut éviter certaines tensions de financement. Qui supporte l’arbitrage ? La collectivité renonce à des recettes par rapport à une taxation sans cette exonération, mais le montant net dépend des comportements et de l’activité préservée.
Quels actifs transmet-on et quelle activité veut-on préserver ? Distinguer patrimoine et outil productif permet de discuter le ciblage de l’avantage, sans oublier la difficulté des valorisations ni le risque de fragiliser une transmission réelle par une règle mal conçue.
L’exonération est une règle légale. Son utilisation ne constitue pas, à elle seule, une fraude. Ce dossier n’est pas un conseil de montage fiscal et ne calcule pas les droits d’une famille réelle.
POUR ALLER PLUS LOIN — MÉCANISMES, EXEMPLES ET LIMITES
Pourquoi l’exemple ne donne pas une facture
Il manque dans notre calcul simplifié le lien entre donateur et bénéficiaire, les abattements disponibles, les transmissions antérieures et les modalités de l’opération. On ne doit pas multiplier mécaniquement 250 000 euros par un taux isolé pour annoncer ce qu’une personne paiera. Un calcul complet exige un dossier et les textes applicables à sa date.
Les quatre questions d’un contrôle utile
Quelle activité justifie le dispositif ? Quelle part de la valeur correspond réellement à cette activité ? Quels engagements sont pris et respectés ? Quelle conséquence aurait eue une autre règle de paiement ? Ces questions permettent de comparer une aide à la continuité et un simple avantage de transmission, sans supposer que chaque dossier relève d’un abus.
Réforme ou suppression : que se passerait-il autrement ?
Une suppression immédiate, un plafond et un paiement différé ne produisent pas les mêmes effets. Une exonération moins généreuse accompagnée d’un étalement pourrait maintenir de la liquidité tout en augmentant les droits ; elle demanderait un suivi du remboursement. C’est une piste de discussion, pas un rendement chiffré établi ici. La fiche administrative sur la donation d’entreprise rappelle l’existence de conditions et d’autres étapes de transmission. [S2]
Méthode : analyse documentaire de sources primaires. Les exemples fictifs sont signalés. Les propositions de réforme expriment une analyse de THEFAKEBANK ; leur rendement n’est pas chiffré ici. Signaler une erreur : contact@thefakebank.com.
LES SOURCES.
Documents consultés le 21 octobre 2026. La date d’un document et la période de ses données sont distinguées dans le texte.
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